MBA Lyon invite Ziska de Joy pour une exposition haute en couleurs

Pour ce premier événement de l'année, nous invitons Ziska de Joy à exposer une série d'œuvres dans notre shop MBA - My Body Art Lyon, lors d'une soirée pleine de surprises. Ziska est un artiste basé à Lyon depuis 2009. Dessins, collages, sculptures en papier mâché, en bois, en métal, peinture à l’acrylique, musique… c’est un touche-à-tout compulsif qui développe une poésie qui n’appartient qu’à lui et une naïveté dadaïste assumée. Nous sommes heureux de pouvoir vous présenter une partie de ses œuvres à partir de samedi 4 février 2017 à 19h, date du vernissage de l'exposition. Pour vous donner envie de venir découvrir son travail, nous avons posé quelques questions à Ziska de Joy.

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Ziska – exposition MBA from Amélie Duchampt on Vimeo.

Salut Ziska ! Je vois que tu as bougé un peu partout en France, pourquoi avoir finalement choisi Lyon pour t’installer ?

Hello ! J’ai beaucoup bougé avec ma mère étant petit, je crois que j’ai gardé ça en moi. Je suis arrivé sur Lyon il y a 8 ans, je cherchais une grande ville jeune et dynamique pour me changer de la Côte d’Azur et j’ai atterri à Lyon pour le confort de vie et ne pas me retrouver dans un 20m2 à 800euros, à Paris quoi… 

Quels messages souhaites-tu faire passer au travers de tes œuvres ?

Je n’ai pas vraiment de message à faire passer volontairement au départ, quand j’ai ma toile vierge en face de moi, je ne sais jamais ce que je vais peindre, je préfère laisser mon inconscient parler, je commence par travailler les fonds et ensuite je vois des formes apparaître, c’est comme si la toile avait déjà une âme et qu’elle ne demandait qu’à sortir, mais il s’agit surement de la mienne, c’est une séance de psychologie en fait, sauf que je peux être en caleçon et mettre de la musique très fort.

Sur quelles thématiques travailles-tu en ce moment ?

Je n’ai jamais de thématique comme c’est d’abord mon inconscient qui s’exprime à l’instant-T, mais j’espère que mon inconscient parle à celui des personnes attentives à mes œuvres; ce qui m’intéresse, c’est ce que l’œil ne comprend pas mais que le cerveau va quand même engloutir, c’est presque excitant !

Au détour d’une conversation précédente, tu m’as expliqué ta formation d’ingénieur son et ta passion pour la musique, que tu composes également. Quels liens vois-tu entre tes peintures, tes sculptures et tes chansons ?

Le premier lien c’est la création, fabriquer du neuf. Pour moi, les sons peuvent être des couleurs, les vibrations des textures, le tout est qu’une œuvre dégage une émotion. Je peins seulement en musique et je ne peux pas faire de musique dans une ambiance visuelle sans âme, tout s’alimente.

Comment définirais-tu le style de ta peinture ?

Si je devais me ranger dans une case, je serais plutôt dans le néo-expressionnisme, je suis comme un enfant devant les œuvres de Basquiat, de Picasso, leur représentation du monde me parle, me touche, on ne te donne pas toutes les clés, ça t’oblige à prendre le temps d’écouter, à lâcher prise parfois, donner pour recevoir.

Cela fait maintenant plusieurs mois que tu travailles avec nous à MBA Lyon. Cette expérience à nos côtés et dans le monde de la modification corporelle a-t’elle un impact dans ta vision du monde et de ta créativité ?

Ce que j’aime le plus, c’est observer le tatoueur et le tatoué faire chacun leur chemin, en même temps, à chaque instant où l’encre s’enfonce sous la peau pour toujours, là aussi, se donner pour recevoir. Mes amis tatoueurs me stimulent quand je les vois travailler sur tous leurs projets, progresser, évoluer, c’est agréable de voir quelqu’un grandir, ça donne envie, qu’on utilise une machine ou un pinceau !

Et puis aussi, je me nourris de l’humain, je vois du courage, de la peur, de la joie, de la déception, des vieux, des jeunes, des riches, des pauvres… Travailler dans un shop aujourd’hui, c’est voir de très près toutes les strates de la société venir pour se faire tatouer comme s’ils faisaient tous partie d’une tribu. Je crois que c’est très significatif d’une envie de retrouver sa propre nature, d’être au moins vrai pour soi-même dans un monde très plastique.  

Parle-nous plus précisément des œuvres que tu vas exposer le 4 février.

Je te dirais que les couleurs apaiseront peut être la déprime de l’hiver, mais je ne te dirais rien d’autre ! Par contre, moi j’attendrai que les gens présents le fassent, que je puisse repartir chez moi avec des réponses, des indices, mon inconscient n’est pas très explicite avec moi !

As-tu exposé dans d’autres lieux récemment ? Lesquels ?

Oui, beaucoup à Lyon, il y a eu la mairie du 7ème, le Moody’s, le Charité, le Café du Rhône, la Taverne Gutenberg, la galerie du 11 (Ars Longa chez monsieur Jakè), pas mal d’autres petits lieux que j’aime beaucoup et là je reviens d’une expo à Paris.  

Si tu devais dire quelque chose aux gens qui viennent voir ton expo, ce serait quoi ?

Qu’il y aura de la super bonne bière, du soleil sur les murs et certainement de belles rencontres à vivre, bienvenue quoi !

Cliquez ici pour avoir plus d’informations sur l’événement et vous inscrire.

À bientôt !

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