MBA NIGHT #10: Sainté

La dixième MBA Night avec le vernissage collectif de 5 artistes invités, se tiendra à notre shop de Saint-Étienne le samedi 19 mai, à partir de 19h00 : de la peinture sur toile à l’illustration, à la photo et même la broderie, leurs univers uniques feront voyager votre imagination.

Comme d’habitude, du tattoo en direct, ainsi que des dégustations de bières et de vodkas seront aussi au rendez-vous. Ça promet !!

Qui sont les artistes présents et quel est leur parcours ?

Découvrez un petit aperçu plus bas et venez surtout les rencontrer en personne, lors d’une soirée surprenante et enjouée de la marque MBA et de ses partenaires le Ninkasi et Pandorart! 😉

Partager

Faîtes le savoir autour de vous

Il s’est établi à Lyon, une petite entreprise « au p’tit bazar » qui met en œuvre une sorte de sport en chambre qu’Alice Calm pratique la plupart du temps seule, assise en tailleur au coin du lit, dans un appartement du cinquième étage au quatorze de la rue confort. L’équipement se limite à une aiguille à broder, des cheveux et du drap de lit.
Conjuguant économie et plaisir, les matériaux sont faciles à se procurer et n’engendrent aucun frais. D’autres accessoires, tout aussi bon marché, peuvent s’y ajouter comme des fleurs cueillies au bord des chemins ou dans les jardins, des méduses séchées trouvées sur la plage, des graines de légumes et de fleurs, des dentelles de lingerie, du sang, des poupées… ou toutes sortes d’autres bricoles qu’elle trouve autour d’elle.

Je trace des lignes, des mots de tous les jours, des dessins, des pattes de mouche à déchiffrer. Pour garder les secrets, j’écris de l’autre côté, sur l’envers. J’aime compter, numéroter, les jeux de chiffres et de lettres, les codes secrets, les énigmes, les carrés, les labyrinthes, les formules mathématiques, les oscillations, les vibrations, les chemins de traverse, les souvenirs et les ressouvenirs…
J’aime bien aussi enterrer et laisser passer le temps…

Exploration. Des loupes, des caméras et des microscopes vous aident à mettre les choses au point, à essayer d’autres échelles, de la microscopie à la macroscopie.

    © Alice Calm

Autodidacte complet, Lük Déma dessine depuis tout petit. Alors qu’il a une dizaine d’années, on lui offre un livre d’illustrations des graveurs du siècle dernier. Tous ces dessinateurs, hormis Gustave Doré sont tombés dans l’oubli ; qui connaît encore Riou, De Bar, Ciceri ou Taylor ? Pour lui c’est le choc ! Il veut rendre des paysages fantastiques comme eux !

À 15 ans, il décide de se lancer dans le dessin réaliste. Trop indépendant pour prendre des cours de dessin, il commence à gribouiller des ébauches d’arbres, de branches. « Il en faut des essais et des essais pour arriver, un jour à sortir un dessin correct ! » nous confie-t-il. Il a voyagé dans beaucoup de pays où exprimer son art, notamment la Guyane et les pays d’Afrique (Congo Brazzaville et Congo démocratique, Centrafrique, Cameroun, Guinée, Gabon, Niger, Burkina, Togo, Madagascar) et même en Asie (Cambodge, Nouvelle Calédonie) dans lesquels il s’est imbibé de forêts tropicales, de paysages et de faune locale.

Passionné d’histoire médiévale, ses dessins représentent ainsi surtout de la forêt (parfois avec de nets airs tropicaux) un peu féerique, souvent avec des ruines de châteaux ou de temples, souvent en mélange avec des femmes ou des personnages fantastiques incorporés. Il travaille à la plume ou au pinceau, à l’encre de chine. Il dessine ou peint également en couleur, dans les mêmes thèmes, les techniques noir et blanc et couleur permettant d’illustrer des ambiances différentes.

    © Lük Déma

Julien Adelaere, est né en 1987, à Lille, où il y réalise en 2007 ses premiers clichés. Il s’installe à Lyon en 2010. Deux ans plus tard, il expose ses premiers travaux. La photographie commence à prendre une place plus grande dans sa vie.

En 2012, il rejoint, à Lyon le Collectif des Morts Sans Toi(T), qui assure une présence lors des funérailles de personnes seules et indigentes, en tant qu’accompagnant et photographe. Sur le même thème, il est chargé, en 2012 et 2013, de la réalisation de 2 expositions, lors de la commémoration qui se déroule chaque année, à l’Hôtel de Ville de Lyon.  Cette opportunité alimente sa réflexion sur la notion d’engagement en photographie chez l’artiste, et son idée du droit et du devoir. Il commence à couvrir de nombreuses manifestations, commémorations et autres cérémonies publiques. Comme le témoignent ses portraits animaliers, il s’interroge aussi sur la captivité et le droit des animaux.

Parallèlement, il collabore au mensuel lyonnais« Hétéroclite », au webzine parisien « Character », ainsi qu’aux éditions Mémoire Active, avec plusieurs ouvrages : « La peine de mort à Lyon »« Triste à mourir, rituels funéraires à Lyon »« Genet ni père ni mère », « Tombeau pour Pier Paolo Pasolini ».

Il est, de 2013 à 2015, l’invité du Musée d’Art et d’Histoire de Toul, où il y présente 3 séries différentes : « Les Anarchitectures »« Omerta », et « Impacts ! ». Depuis 2015, il développe un intérêt pour la photographie de voyage lors de séjours en Islande, en Italie – sur les traces de Pier Paolo Pasolini – au Viet-Nam, et au Laos. En 2016, il est présent, avec plusieurs de ses photos, sur les cimaises de l’exposition « Pier Paolo Pasolini : una Vita Violenta » à la Bibliothèque Municipale de Lyon.

Il est présent dans plusieurs collections publiques (Bibliothèque Municipale de Lyon, Musée d’Art et d’Histoire de Toul).

    © Julien Adelaere

Son histoire commence en 1984, à Lille, où il passe la majeure partie de son enfance. Passionné par le dessin depuis son plus jeune âge, Zoltan commence des études d’arts appliqués à l’Institut Saint Luc de Tournai en Belgique. C’est dans cet établissement riche par la qualité de son enseignement qu’il se perfectionne durant 5 ans en tant que peintre et illustrateur. Lors de l’été 2000, alors qu’il est en vacances scolaires, il vends sa première œuvre, un dessin à l’encre, sur le port du Lavandou dans le sud de la France. Il expose alors dans les bars et les restaurants de la région lilloise et en Belgique à partir de 2002. En 2004, son diplôme d’illustration en poche, il commence sa vie professionnelle dans le graphisme.

De 2005 à 2006, il pars s’installer sur l’île de la Réunion qui va influencer son art grâce à sa richesse culturelle et humaine. Il y crée des personnages de pub pour l’agence Zoorit (Campagne publicitaire de la Caisse d’épargne) et participe à plusieurs projets graphiques notamment pour les marques Impulsion, Commérage, Ladi Lafé et Pardon Création (enseigne internationale de prêt-à-porter originaire de la Réunion). De retour en Métropole, il décide de se consacrer entièrement à sa carrière artistique. Il expose de manière permanente à Lille en 2010 et 2011 dans la « Galerie » Nord Grand-Sud.

Il puise son inspiration dans les scènes de la vie quotidienne (bars, musiciens, guinguettes…) et dans ses souvenirs de voyages. D’ailleurs en 2012, il développe avec trois amis un projet de voyage intercontinental à travers l’Europe et l’Asie qui durera 9 mois et sera suivi par 2.000 élèves d’écoles Rhône-alpines. Alors qu’il est à l’autre bout du monde, il intègre les galeries Carré d’Artistes où il expose d’abord à Londres, Toulouse, Paris puis à Lyon. En 2015 il se lance dans le tatouage formé par Fabrice Juliot dans le shop Screaming Needle à Lyon.

Bien que son cursus l’ai formé à tous les styles et toutes les techniques graphiques, il privilégie le recyclage et les matériaux bruts et travaille généralement sur des supports de récupération (cartons, journaux, timbres, vieilles enveloppes). Le bic est son outil favori.

   © Zoltan

Ziska est né en 1987 à Narbonne. Il pose ses valises à Lyon après avoir grandi aux quatre coins de la France et débute activement sa vie d’artiste en 2013. Dessins, puis collages, sculptures en papier mâché, en bois, en métal, peintures à l’acrylique, musique …
Sa philosophie : « On a le temps de créer lorsqu’on est un enfant, le temps d’être curieux, de se poser des questions, de découvrir le monde, puis un jour, on se rend compte que la société a prévu autre chose pour nous, on nous martèle le temps, l’argent, la possession, la normalité et on nous dit que c’est ça être « un adulte ». L’enfance est trop courte et c’est sans transition qu’on nous arrache notre nature, nos singularités, nos différences, pour nous donner les mêmes réponses, les mêmes couleurs, les mêmes gouts, les mêmes envies. C’est tellement lent, gros et généralisé qu’on ne voit rien, l’humanité se fait violer par des fantômes. Je veux vieillir comme un enfant, comme un animal aussi, on ne nait pas chat pour mourir chien, il faut se donner le temps de se retrouver tel que nous ne nous sommes jamais connus. »
Ziska est un artiste complet et un touche-à-tout compulsif, qui développe sur les matériaux – même les moins nobles – une poésie qui n’appartient qu’à lui et une naïveté dadaïste assumée.

    © Ziska

Pour un avant goût de leur travail, découvrez la collection en ligne ici. Pour l’ensemble des artistes représentés par la galerie faites un petit tour .

Arrivez nombreux et curieux pour une soirée festive et riche en couleur ! À très vite !! 🙂