JOURNAL TATTOO: Maud Wagner, première femme tatoueuse reconnue aux États-Unis

Le 8 mars est la date qui célèbre universellement la femme : le monde de l'encre se féminise de plus en plus, et les styles de tatouage changent aussi de par ce fait. Aujourd'hui, nous souhaitons faire honneur à une des pionnières du tatouage moderne qui a rendu ce métier ''masculin'' accessible aux femmes, changeant ainsi le cours de l'histoire du tattoo contemporain. Maud Stevens Wagner a été la première femme à obtenir le statut de ''tatoueuse'', grâce à sa détermination et sa force de caractère.

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Au tournant du XXe siècle, les cirques ambulants séduisaient les spectateurs d’un océan à l’autre. Des animaux dressés, des numéros de trapèze élaborés, des costumes majestueux : c’était le délice du public extasié; mais pour beaucoup de gens, c’était les spectacles de curiosités qui les faisaient toujours revenir et demander plus.

L’une des interprètes du genre était Maud Stevens (plus tard Wagner) qui allait devenir la première femme tatoueuse enregistrée dans l’histoire des États-Unis et dans l’histoire du tatouage moderne.

Née en 1877 dans le Kansas, Maud débute sa carrière comme artiste de cirque en tant qu’acrobate et contorsionniste. Pendant la Foire Mondiale de St. Louis auquelle elle participe en 1904, la jeune fille rencontre Gus Wagner, le tatoueur qui allait changer sa vie. D’après la légende, elle accepte l’invitation de Wagner pour un rendez-vous amoureux seulement s’il lui promet de lui apprendre le fascinant art du tattoo. Commence alors une brève période d’apprentissage, pendant laquelle Maud s’initie à la technique du “stick and poke”.

En plus de lui donner des leçons, Wagner décore le corps de son amante tellement fréquemment que son corps se retrouve très rapidement couvert de tatouages de la tête au pieds. Cela ne peut que rajouter à son image d’artiste de cirque, la rendant de plus en plus connue et appréciée pour son originalité (très) loin des standards de l’époque…

De cet apprentissage naît une histoire d’amour qui se conclut par un mariage et un enfant :  Lotteva, leur petite fille qui allait prendre le chemin ouvert par sa maman pour devenir tatoueuse à son tour, quelques années plus tard.

Après leur mariage, ils décident d’arrêter le cirque en troupe pour se consacrer au tatouage. Pour le populariser autant dans les terres que près des côtes, ils créent un spectacle d’exhibition à deux où ils montrent leur corps entièrement tatoué pour transmettre leur amour pour la culture du tatouage.

Le nom de son mari les rend célèbres mais cela reste très compliqué pour Maud : la plupart des femmes de la période victorienne étaient plutôt humbles et trouvaient que le tatouage était l’apanage des hommes. À l’époque, difficile de concevoir qu’une femme puisse tatouer un homme, donc pour se laisser une chance, Maud Wagner devient M.Wagner…

Ce nom plus asexué lui permet de rencontrer les clients qui finissent par accepter de se faire tatouer par cette artiste hors du commun en voyant la qualité de son travail et son esprit ouvert.

Frappé par la foudre, Gus Wagner décède brutalement en 1941… mais sa femme n’abandonne pas pour autant le monde du tatouage. Elle apprend à sa fille et finalement, elles continuent de tatouer en binôme en continuant de faire vivre le nom « Wagner ».

Maud a prouvé à tout le monde que n’importe quelle femme peut porter des tattoos sans atteinte à sa beauté, cassant les mythes autour de l’immoralité et du jugement porté envers les femmes tatouées en Amérique. Même si elle a vécu dans une période très conservatrice, cela ne l’a pas empêchée de lutter pour sa passion et de vivre sa vie d’après ses propres règles. Elle n’a certainement pas inventé la pratique du tatouage pour et sur les femmes (et elle n’a jamais prétendu le faire), mais ses actions ont aidé à paver le chemin d’innombrables femmes qui défendent ses valeurs et détiennent le contrôle de leur corps.

Maud Wagner est décédée à l’âge de 84 ans, en 1961. Son image de femme remarquable restera dans l’histoire, en rappelant toujours son courage d’avoir appris aux femmes que le tattoo ne tient pas compte de sexe, mais d’attitude.

Le tatouage féminin s’exerce chez MBA – My Body Art également et nous en sommes très fiers ! ^^ Découvrez toutes nos artistes tatoueuses ici et n’hésitez pas à nous faire part de vos idées, questions, ainsi que vos demandes de devis en ligne.

Au plaisir de vous rencontrer dans l’ensemble de nos 5 boutiques à Lyon, Villeurbanne, Chambéry, Grenoble et Saint-Étienne, et bonne journée de la femme! 🙂